En France, ils sont connus depuis
plus de deux siècles. Au Japon, ils sont connus
depuis plus de quatre siècles. En Chine, on bat
tous les records, car il y a plus de dix siècles
que les poissons rouges garnissent les eaux de ce pays.
On retrouve le
poisson rouge,
aussi appelé Carassin,
surtout en Chine et au Japon. Il fut importé
dans d’autres pays comme le Portugal et l’Angleterre.
Maintenant, on peut en observer partout dans le monde.
En captivité, c’est dans des bassins intérieurs
ou extérieurs, dans des étangs spacieux
ou en
aquarium qu’on peut les élever.
Le poisson rouge fait partie de la famille des Cyprinidés
et est ovipare. Voici le nom de quelques espèces
les plus connues : le Carassin doré, le Cyprin
doré, le Doré, la Dorade de Chine, le
poisson rouge, etc.
Les poissons rouges n’apprécient pas la
présence de d’autres espèces à
l’exception de la carpe.
Longueur : Leur
longueur varie de 10 à 20 cm; exceptionnellement
: 25cm.
Type d’eau :
L’eau doit être neutre ou légèrement
basique (pH : 7,0 à 7,5) et être moyennement
dure (dGH : 8 à 18) Par dureté de l’eau,
on entend la quantité de sels dissous.
Température de l’eau
: Température : 4 à 29°
C; la température optimum devrait se situer
entre 14 et 20° C.
Couleurs : Blanc,
argenté, bleu, arlequin, nacré, noir,
tacheté et violet. Ils peuvent être bariolés
de d’autres couleurs. Les plus recherchés
sont ceux à dominante bleue ou violette.
Reproduction :
Il est préférable d’acheter des
jeunes poissons, âgés de seulement quelques
mois.
Espèces faisant partie de la famille
des Carassins dorés :
Voiles de Chine ou Queues de Voiles
Télescope (couleurs noir velours, rouge
uniforme, calicot [rouge, noir, blanc, jaune et bleu
ou violet])
Tête de lion
Koï
Comète (rouge, vermillon et blanc, calicot,
etc.)
Oriflamme
Wakin
Watonai
Kinranshi
Trompette ou Poisson œuf
Ninfa
Shubunkin
Oranda
Black Moor
Ranchu
Uranoscope ou Télescope céleste
Pour les aquariophiles débutants, le Comète,
le Wakin, le Watonai et le Kinranski représentent
des espèces assez faciles à entretenir
et, de plus, s’acquièrent à un prix
très abordable.
Pour les aquariophiles un peu plus expérimentés,
le Queues de Voiles, le Télescope et leurs variétés
de colorations diverses représentent un choix
très intéressant. Leur prix est cependant
plus élevé.
Pour les amateurs expérimentés et qui
sont prêts à y mettre le prix, les plus
rares et les plus beaux spécimens de Queues de
Voiles, de Télescope, d’Uranoscope et de
Tête de lion sont très appréciés.
Pour peupler des bassins extérieurs : le poisson
rouge commun, le Koï, le Shubunkin, le Comète
et le Wakin représentent les meilleurs choix.

Avant de rapporter des poissons à la maison,
il faut commencer par préparer l’aquarium
et ses
accessoires prêts à recevoir les
poissons. En principe, il ne faut jamais commencer avec
un aquarium de moins de 60 cm de long par 30 cm de large
par 30 cm de hauteur. De plus, pour connaître combien
d’individus peuvent habiter dans la grosseur d’aquarium
que vous avez choisi, on doit calculer un individu par
5 litres d’eau environ ou un pouce de poisson
pour environ trois gallons d’eau.
| Capacité en
litres |
Dimensions en cm
(longueur X largeur X hauteur) |
| 72 |
60X30X40 |
| 85 |
63X30X45 |
| 94 |
70X30X45 |
| 108 |
80X30X45 |
| 135 |
100X30X45 |
| 144 |
120X30X40 |

Le poisson rouge n’a pas besoin de chauffage,
car il supporte très bien la température
d’un appartement (10° à 27° C)
Éclairage :
L’éclairage est très important
pour mettre en valeur les couleurs et pour la survie
des plantes. On peut se procurer des lampes de type
incandescent (moins esthétique) ou des lampes
fluorescentes qui sont celles qui conviennent le mieux,
car elles favorisent la dissolution du gaz carbonique
de l’eau par les plantes.
Les poissons ont besoin d’un éclairage
de huit à neuf heures par jour. Si l’aquarium
ne reçoit pas de lumière solaire ou pour
compléter ce que la lumière naturelle
ne peut pas fournir , la lampe devra être allumée
pour permettre une exposition totalisant huit à
neuf heures.
Filtre : Le
filtre est nécessaire parce que les poissons rouges
et leurs dérivés sont très salissants.
Il existe trois sortes de filtres, les filtres sous
sable, les filtres internes avec cartouches (ils sont
surtout utilisés pour les
tortues et
reptiles)
et les filtres externes avec masses filtrantes (charbon
actif, ammoniac et éponge ou mousse).
Le choix se fait en fonction de la taille de l’aquarium,
mais aussi faut-il s’assurer, dans le cas d’un
filtre sous sable que nous ne sommes pas en présence
de poissons qui aiment creuser le sol.
Pour un aquarium de 50 à 70 litres, un filtre
sous sable suffit, accompagné d’un petit
aérateur qui assurera son action mécanique.
La dégradation des impuretés se fera
biologiquement à l’aide du sable et des
micro-organismes nichés dans celui-ci.
Pour un aquarium plus gros, le filtre extérieur
à masses filtrantes à grand débit
est très efficace, car les impuretés sont
expulsées hors de l’aquarium.
Le filtre à charbon actif est très utile
:
- Il augmente la teneur en oxygène de l’eau
et élimine le gaz carbonique par son action mécanique;
- Il permet une forte baisse de la teneur en sels dissous,
une bonne diminution des dépôts et de l’eau
verte.
Avec ce type de filtre, ajouter un petit aérateur
avec un diffuseur d’air, car les Carassins et
surtout les Queues de Voiles sont de gros consommateurs
d’oxygène.
Thermomètre :
Le
thermomètre est très important pour
contrôler la température de l’eau
et ainsi éviter les problèmes causés
par des températures extrêmes. Même
si le poisson rouge est très résistant
et qu’il tolère très bien des
températures allant de 10° à 27°
C, en plein été, la température
peut monter au-delà du maximum toléré
et c’est important à ce moment-là
de refroidir l’eau. Une eau trop chaude favorise
le développement des bactéries et peut
ainsi devenir un milieu propice aux maladies.
Décoration :
Pierres simples de formes harmonieuses, telles les
basaltes, le quartz, les schistes d’ardoise,
les spaths fluor et le bois pétrifié
peuvent former un bel environnement. Pour les Carcassins,
les pierres naturelles de formes arrondies (galets
de rivière) sont idéales. Ne pas en
mettre trop en tas pour ne pas trop enlever d’espace
aux poissons. Nettoyer les roches convenablement avant
de les mettre dans l’aquarium. On peut ajouter
quelques
objets
décoratifs, mais éviter
de mettre n’importe quoi. En animalerie, les
objets sont normalement conçus pour être
sécuritaires.
Les
plantes, quant à elles, sont
pratiquement
indispensables, car elles permettent d’assurer
une meilleure oxygénation et gardent l’aquarium
plus propres plus longtemps. Cela contribue à
éviter les problèmes d’eau brouillée.
Mais, dans le cas des poissons rouges, ce n’est
pas toujours une bonne chose, car étant omnivores,
ils risquent de les manger ou de les abîmer. Les
plantes les plus résistantes sont les : elodea,
ludwigia, nénuphar, nymphea, myriophyllum, ceratophyllum,
sagittaire, vallisnerie, etc.
Pour effectuer les plantations
: disposer au fond une couche d’engrais
ou de compost pour aquariums pour nourrir les racines
des plantes, étaler une couche de sable de
Quartz ou de lave très bien nettoyée
par-dessus. Pour finir, piquer les plantes à
fond de sol délicatement pour ne pas les abîmer
puis recouvrir le pied de la plante avec le sable.
Il est conseillé d’effectuer la plantation
environ deux semaines avant de peupler l’aquarium.
Si vous optez pour une autre solution que les plantes
naturelles, vous pouvez vous procurer des plantes
artificielles qui enrichiront le décor tout
autant.
Puise : Il est
indispensable de se procurer une
puise pour manipuler
ses poissons, car sans cet accessoire, vous provoqueriez
un stress inutile et voire même dangereux.
Nettoyeur de gravier (ou
balayeuse) : Un autre accessoire indispensable
qui vous permet d’éliminer les impuretés
qui se sont accumulées et qui nuisent à
la qualité de l’eau.
Produits d’entretien
: Le « Cycle » a pour fonction
de garder l’aquarium et les poissons en bonne
condition. Le produit contribue à réduire
les niveaux dangereux d’ammoniac et de nitrite
et, du même coup, préserve la vie des
poissons. On l’utilise pour mettre en route
les nouveaux aquariums. Le « Waste Control »
est un produit qui sert à l’élimination
des déchets organiques. Il aide à nettoyer
le gravier, les filtres à moteur, les décorations
et les surfaces internes de l’aquarium. Il est
préférable d’utiliser ce produit
en même temps que « Cycle », car
« Waste Control », par son action, fait
grimper le taux d’ammoniac de façon assez
élevée. C’est là que «
Cycle » peut intervenir en stabilisant le taux
d’ammoniac. Un troisième produit et non
le moindre, « Aqua Plus » s’utilise
pour démarrer un nouvel aquarium, à
chaque changement d’eau, à l’ajout
d’eau, lorsque vous voulez ajouter de nouveaux
poissons dans votre aquarium et pour les coupures
ou blessures de vos poissons. Ce produit réduit
le stress causé par le transport ou la manipulation
des poissons. Il élimine le chlore, élimine
les chloramines et enduit les écailles et les
nageoires, ce qui les protège des coupures
ou blessures.

Le Carassin n’aime pas la vieille eau. Dans un
aquarium sans filtre, remplacer la moitié de
l’eau une fois par semaine l’hiver et parfois,
au complet l’été.
Avec un filtre, remplacer 20 à 30% de l’eau
environ aux 15 jours ou moins souvent si non nécessaire.
Avec un filtre sous sable, il faut refaire complètement
l’aquarium environ deux fois par année.
Avec un filtre extérieur, une fois par an suffira.
Il faut nettoyer les masses filtrantes environ tous
les mois.
Il va sans dire que le nettoyage du fond de l’aquarium
demeure nécessaire pour éliminer les impuretés.
N’oubliez pas qu’à chaque fois que
vous ajoutez de la nouvelle eau, vous devez vous servir
des trois produits cités plus haut, c’est-à-dire
le «Cycle», le « Waste Control »
et l’« Aqua Plus ». Ainsi, vous serez
assuré de fournir un environnement sain à
vos poissons.

Le poisson rouge est omnivore. Pour lui assurer une
vie saine et longue, il faut lui fournir une
alimentation bien calibrée, autant par ses valeurs nutritives
que par ses portions bien dosées.
Les composants nutritionnels vitaux sont : protéines,
sucres, graisses, fibres brutes, vitamines et sels minéraux.
Les protéines, l’élément
le plus important, se retrouvent principalement dans
la viande, les larves d’insectes, les vers, les
crustacés, les mollusques et le soja. La portion
de protéines égale 35 à 40%.
Les sucres, le deuxième élément
le plus important, sont principalement contenus dans
les aliments d’origine végétale,
comme les pommes de terre, les fèves, les haricots,
les pois cuits, la laitue, les épinards cuits,
le basilic, les carottes, le son, le poivron, le soja,
etc. La portion des sucres égale 35 à
40%.
Les graisses qu’on retrouvent sous forme d’huile
de poisson, d’huile de crevette et celle de soja,
sont les mieux adaptées au besoin des carassins.
La portion de graisses égale 5 à 10%.
La fibre brute qui n’est pas utile pour sa valeur
nutritionnelle, mais bien pour sa contribution au bon
fonctionnement de l’appareil digestif, est surtout
présente dans les algues, dans les légumes
et le soja. La portion de fibre brute est de 10 à
15%.
Les vitamines et sels minéraux doivent aussi
faire partie d’une bonne alimentation dans une
portion de 2 à 3% pour chacun.
On peut se procurer d’excellentes nourritures
complètes dans les magasins spécialisés,
mais il serait bon d’alterner avec de la nourriture
fraîche. Vous pouvez également vous procurer
à l’animalerie des vers de vase, des daphnies,
des crevettes, des artémias, des tubifex congelés
ou surgelés.
Quelques règles pour bien nourrir ses
poissons rouges :
1. Varier le plus possible le régime alimentaire;
2. Utiliser des ingrédients de très bonne
qualité;
3. La grosseur de la nourriture doit être adaptée
à la bouche du poisson;
4. La portion de nourriture doit être mangée
en maximum 3 minutes. S’il en reste c’est
qu’il y en a trop.
5. Ne donner que ce qui est bon pour la santé
du poisson;
6. Éparpiller la nourriture sur la surface de
l’eau;
7. Les poissons rouges mangent une fois par jour et
de préférence, le matin;
8. Il est conseillé par les spécialistes
de faire une journée de jeûne par semaine;
9. Penser à inclure vitamines et sels minéraux
à chaque fois.

La reproduction des poissons rouges peut très
bien se faire en captivité à condition
de fournir un minimum de tranquillité, dans un
environnement confortable et avec des conditions de
santé optimales. Par contre, c’est presque
impossible avec un seul aquarium, car la ponte passe
souvent inaperçue et les reproducteurs ainsi
que les autres poissons dévorent les œufs
ou les alevins. On peut parfois en sauver quelques uns
si notre aquarium est muni d’une bonne végétation
dans laquelle les petits peuvent se cacher.
Les reproducteurs doivent avoir au moins 12 cm de longueur
totale, avoir au moins deux ans et au plus cinq ans.
La meilleure méthode est de mettre des mâles
de deux ans et des femelles de trois ou quatre ans ensemble.
On peut utiliser une femelle pour deux mâles ou
une femelle et un mâle.
Ponte : La femelle pond en moyenne plusieurs milliers
d’œufs et la ponte s’effectue sur plusieurs
fois et peut s’échelonner sur un ou deux
mois.
Période de reproduction
: Cela dépend du climat et de l’exposition
de l’aquarium. Généralement, la
période de reproduction commence au début
d’avril pour se terminer en été.
L’eau doit avoir au minimum 16° Centigrades.
L’aquarium de ponte doit être garni de plantes
aquatiques à feuilles fines (Myriophyllums) flottantes
et libres. Pendant la ponte, un couvert sur l’aquarium
est indispensable. Un léger changement d’eau
vers cette période favorise la ponte, c’est-à-dire
mettre de l’eau fraîche au moment où
les poursuites ont commencé. Après cela,
ne rien tenter. La ponte se fait habituellement tôt
le matin.
Quand la ponte semble terminée et que les reproducteurs
semblent fatigués et se mettent à chercher
les œufs pour les manger, enlever les plantes chargées
d’œufs pour les mettre dans un autre aquarium.
Ne pas toucher jusqu’à l’éclosion.

Signes les plus souvent rencontrés : Vitalité
diminuée, pigmentation terne, apparition de points
blancs (à ne pas confondre avec les boutons de
noce des mâles en période de ponte), noirs,
rouges, etc.
Il faut isoler les spécimens malades et s’informer
pour connaître la maladie afin de trouver le traitement
à utiliser pour la contrer, ou du moins limiter
les dégâts.
Lorsque les spécimens sont isolés et en
attendant de connaître la maladie, il est recommandé
de verser quelques gouttes de bleu de méthyle
comme désinfectant. Laissez les poissons dans
cette eau colorée une journée environ.
Attention lorsque vous mettez un traitement dans votre
eau, car si vous avez des spécimens fragiles,
tels des escargots, ceux-ci seront affectés par
le traitement et peuvent en mourir.
Les maladies alimentaires
: Comme la stéatose hépatique
provoquée par un régime alimentaire
trop riche en sucres et en graisses. Les entérites
et occlusions intestinales causées par des
carences alimentaires.
Les maladies environnementales
: Comme les intoxications provoquées
par une trop forte concentration des composants azotés,
des métaux lourds et des désinfectants.
Les maladies infectieuses
: Comme la pourriture des nageoires causée
par des bactéries. Elles peuvent détruire
complètement les nageoires. Celles-ci repousseront
si le poisson guérit.
La columnariose (ou maladie
du coton) : Maladie causée par une
bactérie responsable de la formation de lésions
qui ressemblent à une espèce de duvet
situé sur la bouche, les branchies, les écailles
et les nageoires. Cette maladie peut être mortelle
dans sa forme la plus aiguë.
La tuberculose des poissons
: Cette maladie est provoquée par
une myco-bactérie présente de façon
latente dans l’aquarium. Les symptômes
sont difficiles à détecter. Il peut
en résulter un amaigrissement, nage saccadée,
livrée décolorée, léthargie
et manque d’appétit.
La branchiomycose : Celle-ci est une
infection par champignon qui atteint les branchies.
Elle provoque une détérioration des branchies,
puis des difficultés respiratoires et finalement,
la mort par étouffement.
L’ichtyophoniose
: Maladie causée par un champignon
est très traître parce qu’elle
est difficile à détecter. Il se forme
des kystes dans les organes internes (cerveau, cœur,
foie, rate et reins), mais rien ne paraît de
l’extérieur. La seule façon de
se douter qu’il y a infection, c’est que
le poisson atteint nage avec une allure vacillante.
La saprolégnose
: Maladie provoquée par des champignons
est facile à reconnaître. Il y a formation
de filaments blancs qui augmentent de plus en plus,
dont le regroupement laisse apparaître des lésions
ressemblant à des plaques cotonneuses. Pour
réussir à sauver le poisson, il faut
agir rapidement.
L’ascite infectieuse
: Maladie provoquée par un virus,
accompagné presque toujours d’affections
bactériennes secondaires. Le principal symptôme
est un surplus de liquide dans l’abdomen qui
apparaît excessivement gonflé, puis les
yeux qui deviennent exorbités, des lésions
cutanées et finalement la mort.
La lymphocytose :
Maladie virale la plus connue. Les premières
lésions apparaissent premièrement sur
les nageoires et se répandent ensuite sur tout
le corps. La maladie entraîne la mort dans la
plupart des cas.

|
Les
maladies parasitaires |
La chilodonella :
Maladie provoquée par un protozoaire qui apparaît
sur les branchies et sur la peau par des zones rondes
blanchâtres. Elle provoque des démangeaisons
et très souvent, des difficultés respiratoires.
Maladie très contagieuse.
La costiose :
Maladie causée par un protozoaire qui adhère
à la peau, la détruisant et provoquant
des hémorragies.
L’ichtyophtiriose
: Toujours provoquée par un protozoaire,
c’est la plus connue des infections. Le poisson
devient couvert de petits points blancs qui se développent
sur des zones plus étendues. Les démangeaisons
commencent et la peau part en lambeaux.
L’oodiniose :
Maladie qui se caractérise par l’apparition
d’une sorte de substance brillante sur le corps.
Le poisson devient très agité pendant
qu’il nage; il se gratte sur tout ce qu’il
peut trouver.
La trichodinose :
Provoque des démangeaisons.
L’argulose ou pou
des poissons : Elle est le résultat
de l’attaque d’un petit crustacé
parasite; c’est l’équivalent d’un
pou pour les poissons. Il pique la peau du poisson,
lui injecte un venin et lui suce du sang. Comme symptômes,
le poisson s’agite et se frotte sur les pierres
pour tenter de se gratter. En observant attentivement,
on peut apercevoir les parasites. Pour traiter, il
faut d’abord isoler le poisson, ensuite, on
peut retirer délicatement les crustacés
à l’aide de pinces à épiler.
Pour éviter l’infection des blessures,
désinfectez-les, puis mettez le poisson dans
l’eau fraîche. Il faut désinfecter
l’aquarium et ses accessoires au complet parce
que les argules pondent leurs œufs sur les roches,
sur les plantes, etc. Changez le sable, les pierres
et les plantes.
La mousse : C’est
une moisissure qui vit normalement sur les œufs
et les poissons morts. Elle peut se fixer à
la peau d’un poisson vivant qui aurait des lésions.
Si le poisson en question n’est pas très
vigoureux, le champignon se développera rapidement
et le tuera à plus ou moins brève échéance.
Un traitement individuel s’impose. Il faut enlever
la mousse, mettre du mercurochrome à 2% sur
un tampon d’ouate et appliquer doucement sur
les blessures. Puis, laisser le poisson dans un isoloir
rempli d’eau à une température
de 22° à 25° C dans laquelle vous
aurez mis 3 grammes de sel par litre. Vous pouvez
voir avec votre animalier quel traitement donner.
Il existe plusieurs produits sur le marché
conçus pour combattre certaines maladies chez
les poissons. Vérifiez avec lui quelles sont
les consignes.
Pour éviter les maladies, il faut maintenir l’aquarium
et ses accessoires propres, garder l’eau propre
et bien oxygénée, éviter de surpeupler
l’aquarium, fournir une alimentation saine, variée
et aux portions équilibrées.
Les bassins :
Pour commencer, il faut choisir des spécimens
très résistants et choisir l’endroit
où le bassin sera placé. Le bassin devrait
être placé à un endroit facile
à creuser et exposé à la lumière.
Il doit avoir au minimum 70 à 80 cm de profondeur.
Prévoir des plantes aquatiques et de la végétation
aux environs du bassin pour procurer un peu d’ombre
et éviter ainsi le réchauffement excessif
de l’eau.
Éviter de surpeupler le bassin. On calcule en
moyenne un poisson par 40 litres d’eau.
Vous pouvez ajouter de l’éclairage, un
système de filtration même si c’est
à l’extérieur et même un petit
pont qui traverse le bassin.
Dans le bassin, il est conseillé de ne laisser
que les poissons rouges communs, les Koïs et les
Shubunkin pendant toute l’année, car ce
sont les seuls ayant la capacité de supporter
les températures les plus froides en entrant
dans une sorte d’hibernation. Les autres espèces
devront être hébergées à
l’intérieur. L’hiver, cassez la glace
de temps en temps pour permettre l’oxygénation
ou pourvoir votre bassin d’une pompe à
bulles. N’oubliez pas qu’il faut un bassin
assez profond pour que les poissons puissent se réfugier
au fond pendant la saison froide.
Pour plus de renseignements, pour connaître les
particularités de chaque espèce et pour
composer adéquatement son aquarium ou son bassin,
n’hésitez pas à consulter votre
animalier; celui-ci pourra vous guider dans vos choix.
