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Poissons tropicaux et d'eau douce |
Contrairement à ce qu’on
pourrait penser,
un très grand nombre
de poissons tropicaux vivent en eau douce. En fait, on appelle «
poissons tropicaux » tous les poissons ayant leur
habitat naturel situé entre le tropique du Cancer
et le tropique du Capricorne. Ceci inclut non seulement
les mers, mais aussi les lacs, les rivières,
les fleuves, etc. C’est pourquoi nous en retrouvons
sur presque tous les continents.
La plus grande partie des poissons tropicaux d’eau
douce se situent en Afrique (Congo, Libéria,
Sierra Leone, Madagascar, ...), en Asie du Sud-Est (Chine,
Malaisie, Thaïlande, Viêt-Nam, Indonésie,
Corée, Sumatra, Bornéo, les Moluques),
en Inde, en Amérique centrale, en Amérique
du Sud (Amazonie, Brésil, Vénézuela,
Pérou, etc.), en Australie et au sud de l’Amérique
du Nord.
Les renseignements qui suivent se veulent généraux.
Pour plus de précision s’informer à
un spécialiste. Comme vous pourrez le constater,
nous n'avons sorti qu’une infime partie des
différentes espèces de poissons. Il
serait impossible de tous les présenter,
leur nombre
étant trop volumineux.
Les familles les plus connues sont :
|
Les
indispensables en eau douce |
Les Mélanoïdes (Melanoides tuberculata)
sont des escargots indispensables en aquarium. Ils fouillent
dans le substrat le jour et mangent les débris
de nourriture qui s’y infiltrent et aèrent
le sol.
Les Planorbes (Planorbarius sp.) sont des escargots
qui mangent les algues, les déchets de toutes
sortes et même les poissons morts. Ils ne s’attaquent
pas aux plantes à moins qu’elles ne soient
malades.
La Crevette-pierre (Atya moluccensis) mange sans cesse
les particules en suspension.
La présence des plantes dans un aquarium : l’introduction
de plantes couvrant 80% du bac aidera à garder
de bonnes conditions d’eau.
Les Anubias sont très résistantes à
la plupart des poissons.
L’éléocharis vivipare (Eleo charis
vivipara) est une plante excellente pour servir d’abri
aux alevins.
La Caramba de Caroline (Cabomba caroliniana) est excellente
pour recevoir les pontes de certains poissons, comme
le Barbus de Sumatra. Les œufs s’y collent
au lieu de tomber sur le sol, ce qui les protègent
contre les prédateurs.
L’Echinodorus (Echinodorus sp.) un autre excellent
support pour la ponte dans les grands bacs.
Le Cornifle (Ceratophyllum demersum) est un indispensable
pour atténuer l’éclairage et servir
d’abri aux poissons timides. Il sert aussi comme
support de ponte et même de refuge aux alevins.
La fougère de Java (Microsorum pteropus) est
idéale pour les petits bacs de reproduction.
Le micranthème d’Amérique (Hemianthus
micranthemoides) est une plante qui sert d’abri
aux poissons et de support de ponte.
D’autres plantes, telle l’hygrophile géante
(Hygrophila corymbosa), le mille-feuilles aquatique
(Myriophyllum aquaticum), le Lotus (Nymphaea lotus),
la riccie flottante (Riccia fluitans) et la vallisnerie
de Biwa (Vallisneria americuan variété
biwaensis).

Équipement
et accessoires :
Bac (aquarium)
Couvercle (si le bac n’en possède pas déjà
un)
Sol (sable ou gravier)
Pierres et/ou bois
Filtre (un choix de trois modèles)
Chauffage / thermostat
Éclairage
Pompe d’aération, tuyau diffuseur, valve
anti-retour (si nécessaire, surtout pour poissons
vivant dans l’eau courante)
Thermomètre
Passoire ou puise
Tuyau pour siphonner (balayeuse)
Coquilles pour eau douce
Abris
Test de pH
Test d’ammoniac
Produits d’entretien pour l’eau : Aqua
Plus, Cycle, Waste Control.
Il est important de d’abord mettre l’aquarium
au niveau.
Il faut préparer l’aquarium qui recevra
les poissons des semaines à l’avance avant
de les déposer dedans afin de créer leur
cycle.
Tous les éléments qui composeront l’aquarium
devront être rincés avant de les introduire.

Équipement :
Bac de 100 X 30 X 30 cm
Couvercle de verre ou plateau de condensation
Chauffage / thermostat
Filtre sous gravier
Pompe d’aération
Tuyaux
Tube fluorescent (pour éclairage)
Sol : Gravier
d’aquarium standard
Pierres : Granite,
westmorland ou similaire
Plantes : Choix :
Bacopa caroliniana, Cabomba caroliniana, Cryptocoryne
affinis, Echinodorus sp., Hygrophilia polysperma,
Ludwigia repens, Vallisneria spiralis
Exemples de poissons pouvant vivre dans un même
bac d’eau douce tropicale :
Couple d’Ancistrus sp.
6 Barbus titteya
6 Brachydanio rerio
2 Corydoras paleatus
2 Crossocheilus siamensis
2 couples de Poecilia reticulate
Couple de Trichogaster leeri
Couple de Xiphophorus helleri
4 Xiphophorus maculatus
Autres choix :
Couple d’Ancistrus sp.
Couple d’Aplocheilus lineatus
4 Corydoras barbatus
Couple de Melanotaenia boesemani
6 Phenacogrammus interruptus
Couple de Trichogaster trichopterus
Ou pour bac spécifique
de 120 X 40 X 40cm
(juvéniles seulement)
2 Astronotus ocellatus
3 ou 4 Serrasalmus nattereri
Pour le choix des petits ou moyens poissons, les conditions
de l’eau sont : Température : 22 à
24°C pH : 7,0 à 7,5
dH : 10 à 12°

Équipement
et accessoires :
Bac de 100 X 30 X 30 cm
Couvercle de verre ou plateau de condensation
Chauffage / thermostat
Filtre à moteur externe avec retour en gouttière
Tube fluorescent (pour éclairage)
Sol : Sable de
filtration, gravier ou galets sans calcaire (Très
important de ne pas mettre n’importe quoi, car
vous ne serez pas capable de modifier la chimie de
l’eau afin qu’elle ne reprenne pas sa
dureté d’origine.)
Bois : Bois fossile
et/ou racine de vigne
Abris avec possibilité de mettre une ou deux
pierres plates
Plantes : Choix
: Barclaya longifolia, Cryptocoryne balansae, Echinodorus
panaculatus, Echinodorus tenellus, Limnophilia aquatica,
Ludwigia repens, Nymphaea stellata, Synnema tryflorum,
Vesicularia dubyana
Exemples de poissons pouvant vivre dans un
même bac d’eau douce acide :
4 Botia sidthimunki
6 Moenkhausia pittieri
6 Nannostomus beckfordi
4 Otocinclus affinis
Couple de Papiliochromis ramirezi
10 Paracheirodon axelrodi
Autres choix :
10 Carregiella strigata
Couple de Crenicara filamentosa
25 Paracheirodon axelrodi
Ou pour bac spécifique de 100 X 50 X 50cm :
4 Pterophyllum scalare
4 Symphysodon sp.
(ou un couple de chacun)
Conditions de l’eau : Température : 22
à 24°C pH : 6,0 à 6,4 dH : 5 à
6°
Attention : Les pots de fleurs en terre cuite ne conviennent
pas à l’eau douce acide.
À chaque renouvellement d’eau, il faut
refaire la transformation de sa chimie.

| Bac
de type « Lac du Rift » |
Équipement
:
Bac de 100 X 40 X 40 cm
Couvercle de verre ou plateau de condensation
Chauffage / thermostat
Filtre sous gravier avec tube exhausteur à air
et pompe
Tube fluorescent (pour éclairage)
Sol : Gravier
d’aquarium standard
Pierres : Westmorland,
granit ou similaire empilé à l’arrière
du bac, du fond quasiment jusqu’en surface
(un peu de tuf peut être ajouté comme
tampon pH) (Former crevasses et grottes pour refuges
et zones à défendre)
Plantes : Aucune
Exemples de poissons pouvant vivre dans un
même
bac de type « Lac du Rift » :
3 Labeotropheus trewavasae
3 Labiochromis caeruleus
3 Melanochromis johanni
3 Pseudotropheus estherae
3 Pseudotropheus livingstonii
3 Pseudotropheus zebra
(Chaque trio = 2 femelles et 1 mâle : réduit
l’agressivité du mâle lors de la
reproduction.)
Autres choix :
4 Julidochromis dickfeldi
2 couples de Neolamprologus brevis
4 Neolamprologus leleupi
Ajouter au moins une petite coquille d’escargot
(du lac Tanganyika Neothauma ou d’escargots comestibles)
comme site de repos / ponte pour chaque couple de Neolamprologus
brevis et une couverture végétale (Vallisneria
sp., Cryptocoryne sp.)
Conditions de l’eau : Ces types de poissons
exigent une eau très claire, bien filtrée
et très oxygénée.
Température : 24 à 26°C.
Pour les poissons provenant du lac Malawi : pH de
7,5 à 8,0 et une dH de 8 à 10°.
Pour les poissons du lac Tanganyika : pH de 8,0 à
8,5 et une dH de 15 à 20°.

Équipement
Bac de 100 X 30 X 30 cm
Couvercle de verre ou plateau de condensation
Chauffage / thermostat
Filtre sous gravier
Pompe d’aération
Tuyau
Tube fluorescent (pour éclairage)
Sol : Gravier
d’aquarium standard
Pierres : Westmorland,
granit ou similaire (plus bois si vous le désirez)
Plantes : Choix
: Ceratophyllum demersum (flottant ou planté),
Egeria densa, Ludwigia repens, Vallisneria spiralis,
Vallisneria tortifolia ou plantes artificielles
Exemples de poissons pouvant vivre dans un
même bac d’eau froide :
10 Carassins auratus communs de 5 cm
ou un total de 10 poissons rouges de 5 cm
(Comète, Queue-en-éventail, Moor,
Oranda, Perlé, Shubunkin)
Autres choix :
4 Enneacanthus chaetodon
6 Notropis lutrensis
4 Rhodeus sp.
ou
10 Gambusia affinis
10 Tanichthys albonubes
ou
4 Cottus gobio
2 Gastérosteus aculeatus
4 Gymnocephalus cernuus
Conditions de l’eau
:
Pour éviter le salissage de l’eau par les
déchets de nourriture, celle-ci devra être
bien filtrée.
Les poissons cités dans le premier et le dernier
exemple peuvent vivre dans un bac sans chauffage,
car la température acceptable pour eux se situe
entre 10 et 20°C. Pour le dernier exemple, ils
préfèrent un courant d’eau bien
oxygénée. Dans le deuxième exemple,
la température devra se situer entre 15 et
20°C, tandis que pour le troisième exemple,
la température devra se situer entre 18 et
20°C. Donc, ceux-ci pourront avoir besoin de chauffage
lors des périodes froides de l’hiver.
Pour toutes les espèces citées précédemment,
le pH devra être de 6,8 à 7,4 et la dH
de 8 à 10°.
Par temps chaud, l’eau se réchauffe et
l’apport en oxygène diminue. Il faut
alors renouveler partiellement l’eau, réduire
l’alimentation (nourriture) et voir à
ce que le filtre fonctionne à 100%.
Avec les poissons rouges, il faut y penser avant de
mettre des plantes naturelles dans leur bac, car ils
mangent de tout, y compris les plantes de l’aquarium.
Il peut être plus sage de mettre des plantes
artificielles. Pour les autres poissons, les plantes
naturelles sont conseillées pour faire office
de site de ponte et servir d’abri.

Équipement
:
Bac de 100 X 30 X 30 cm
Couvercle de verre ou plateau de condensation
Chauffage / thermostat
Filtre à moteur externe avec retour d’eau
en gouttière
Tube fluorescent (pour éclairage)
Sol : Gravier
d’aquarium standard
Bois : Bois
fossile et/ou racine de vigne
(on peut ajouter des pierres)
Plantes : Choix
: Ceratopteris thalictroides, Cryptocoryne ciliata,
Microsorium pteropus (on peut la fixer à
du bois), Sagittaria platyphylla, Sagittaria subulata
Exemples de poissons pouvant vivre dans un
même bac d’eau saumâtre :
2 ou 3 Arius seemani
2 ou 3 Monodactylus argenteus
2 ou 3 Scatophagus argus
2 ou 3 Toxotes jaculatrix
Attention ces poissons ont une bonne croissance
et ils pourraient finir par exiger un plus grand
aquarium.
Autres choix :
6 Brachygobius xanthozona
4 Chanda ranga
Couple de Poecilia latipinna
2 Stigmatogobius sadanundio
6 Telmatherina ladigesi
Ces poissons-ci restent plus tels quels; ils
ne grossissent que très peu.
Conditions de l’eau
:
Ce type d’eau est peut-être le plus compliqué
à entretenir. Ce n’est ni de l’eau
douce ni de l’eau de mer. Le milieu saumâtre
naturel comporte des taux de sel variables selon les
flux et reflux des marées. Alors, n’essayez
pas de garder une salinité stable. Dans la
nature, on retrouve des cours d’eau saumâtre
dans les endroits suivants : marais de mangrove, estuaires,
bras de certaines rivières, etc.
Voici les paramètres qui vous guideront
pour garder une bonne qualité d’eau :
Température : 25 à 28°C
pH : 7,6
dH : 12 à 15
D : 1 002 à 1 007.
L’eau doit être préparée
à partir de sel marin (ne pas utiliser de sel
de table).
Vérifier l’eau régulièrement
avec un densimètre.
Attention à ne pas mettre d’objet métallique
dans ce type d’eau, car il risque de se corroder
en libérant des toxines.

| Les
maladies les plus courantes
chez les poissons d’eau douce |
Argulose ou pou des poissons
: L’argulose est le résultat
de l’attaque d’un petit crustacé
parasite; c’est l’équivalent
d’un pou pour les poissons. Il pique la peau
du poisson, lui injecte un venin et lui suce du
sang. Les symptômes sont les suivants : le
poisson s’agite et se frotte sur les pierres.
En observant attentivement, on peut apercevoir les
parasites. Traitement : Après avoir isolé
le poisson, on peut retirer délicatement
les crustacés à l’aide de pinces
à épiler. Pour éviter l’infection
des blessures, désinfectez-les, puis mettez
le poisson dans l’eau fraîche. Il faut
désinfecter l’aquarium au complet parce
que les argules pondent leurs œufs sur les
roches, sur les plantes, etc. Changez le sable,
les pierres et les plantes.
Chilodonella :
Maladie provoquée par un protozoaire qui
apparaît sur les branchies et sur la peau
par des zones rondes blanchâtres. Elle provoque
des démangeaisons et très souvent
des difficultés respiratoires. À un
stade plus avancé, la peau peut tomber en
lambeaux. Maladie très contagieuse. Cette
maladie frappe surtout les poissons affaiblis ou
blessés.
Columnariose ou maladie
de la colonne vertébrale ou fausse mycose
de la bouche : Cette maladie est provoquée
par des bactéries ordinairement associées
au mucus des poissons. La bactérie se développe
rapidement dans une eau de plus de 20°C. La
maladie se propage dans la région de la tête,
autour de la bouche, par des plaques blanchâtres
et rosâtres sur le pourtour qui ressemblent
à une espèce de duvet situé
sur la bouche, les branchies, les écailles
et les nageoires. Sur les branchies, les lésions
deviennent nécrotiques et rapidement létales.
On voit apparaître immédiatement des
ulcères hémorragiques sur la peau.
Dans sa forme la plus aigue, elle est mortelle.
Les poissons les plus susceptibles de contracter
cette maladie sont ceux qui présentent des
plaies ou de petites inflammations. Pour éviter
cette maladie, maintenir des conditions impeccables
pour le bac et l’eau.
Dactylogyrose :
La Dactylogyrose est provoquée par des petits
vers. Ces parasites attaquent principalement les
branchies, qu’ils endommagent. Les symptômes
observés sont une respiration accélérée,
tandis que les opercules restent soulevés.
Dans la forme avancée de la maladie, les
poissons se tiennent à la surface de l’eau
parce qu’ils suffoquent. La Dactylogyrose
s’attaque surtout aux petits poissons ou poissons
plus faibles.
Fausse maladie des néons
: Les symptômes sont identiques à
la maladie des néons, à une différence
près, c’est que cette maladie semble
être bactérienne. Les poissons atteints
maigrissent, leurs couleurs pâlissent et ils
éprouvent de la difficulté à
nager.
Gyrodactylose :
Maladie provoquée par des vers trématodes
monogènes. Les petits vers se logent sur
la peau. Ils se nourrissent de cellules épidermiques
et de la muqueuse, ce qui provoque une sécrétion
cuticulaire excessive. La peau prend un aspect blanchâtre
et opaque. On peut aussi voir apparaître d’autres
symptômes, tels nageoires effilochées,
tendance à se frotter contre les objets et
formation d’ulcères.
Hydropisie :
L’hydropisie est provoquée par des
bactéries très variées et même
par des virus. La maladie se distingue par ses symptômes,
tels l’accumulation de liquide dans les organes
ainsi que dans les tissus atteints, ce qui amène
un gonflement du ventre, un soulèvement des
écailles et des yeux exorbités. On
peut voir apparaître des boursoufles sur la
ligne latérale de la peau, le foie peut gonfler
et des ulcères peuvent se former. Les poissons
atteints par cette maladie meurent très rapidement
en général. Pour éviter ce
genre de maladie, il faut s’assurer que les
conditions du milieu sont excellentes.
Ichthyophthiriose :
Cette maladie est causée par un protozoaire.
C’est la plus connue des infections. Le poisson
devient couvert de petits points blancs qui se développent
sur des zones plus étendues. Les démangeaisons
commencent et la peau part en lambeaux.
Infection due à
l’Ichthyosporidium : C’est
un champignon qui est responsable de cette maladie.
L’infection s’étend aussi bien
sur les organes internes qu’externes. Entre
autre, la peau prend une certaine rugosité;
ceci est provoqué par des granulomes mycotiques
qui ressortent à la surface de la peau. Lorsque
la maladie progresse, on voit apparaître des
abcès et ulcères avec des nécroses
localisées. Lorsque la maladie attaque les
organes internes, des nodules blanchâtres
se forment sur ces derniers.
Infections mycotiques
du type saprolégniose : Maladie
provoquée par des champignons; elle est facile
à reconnaître. Il y a formation de
filaments blancs qui augmentent de plus en plus et
dont le regroupement laisse apparaître des
lésions ressemblant à des plaques
cotonneuses. Pour réussir à sauver
le poisson, il faut agir rapidement. Les poissons
blessés sont les plus susceptibles d’être
atteints.
Lernéose :
Maladie causée par des crustacés copépodes.
Les femelles s’accrochent dans la musculature
du poisson. À partir de ce moment, elles
cherchent à faire leur chemin dans le corps
de celui-ci pour se rendre parfois jusqu’au
foie. La peau tout autour devient parfois rougeâtre.
Cette maladie est plus fréquente en plein
air; donc, elle est plus répandue chez les
Cyprinidés. En aquarium, ce sont surtout
les Cichlidés qui sont touchés.
Lymphocytose :
Maladie virale la plus connue. Les premières
lésions apparaissent d’abord sur les
nageoires et se répandent ensuite sur tout
le corps. Des tuméfactions en forme de perles,
isolées ou en groupes apparaissent généralement
à la surface du corps, des nageoires et de
la queue. Dans sa forme plus avancée, les
lésions augmentent de taille et deviennent
plus fibreuses. La maladie entraîne la mort
dans la plupart des cas.
Maladie des néons
: L’infection est causée par
un protozoaire. Il s’attaque à la musculature
surtout des Characidés et des Cyprinidés.
Les symptômes observés sont : perte
d’équilibre et altération de
la couleur à la base de la nageoire dorsale.
Cette maladie est très contagieuse. L’individu
malade libère des spores qu’un autre
individu absorbe. Les spores se logent d’abord
dans l’appareil digestif, puis voyagent à
travers le système circulatoire, pour terminer
leur course dans la musculature et le manège
recommence.
Maladie des points noirs
: Cette maladie provient des larves de
ver. Ce ver forme des kystes sous la peau et dans
les nageoires des poissons en y déposant
autour d’eux des grains de mélanine
qui forment ces points noirs. La contagion d’un
poisson à un autre est impossible. Ce sont
plutôt en introduisant des mollusques non
traités que l’infection peut démarrer.
Maladie du sommeil des
poissons : Maladie causée par des
protozoaires flagellés qui vivent dans le
sang des poissons infectés. Les poissons
deviennent apathiques; ils n’ont plus le réflexe
de se sauver. Les yeux se creusent et perdent tous
réflexes. Les poissons deviennent émaciés,
se tiennent en position oblique et gardent la tête
inclinée vers le bas. Les branchies pâlissent.
Cette maladie est transmise par les sangsues.
Maladie des trous :
La maladie des trous est causée par des protozoaires.
Ce sont des parasites internes. Ils se fixent sur
la dernière partie du tube digestif et de
la vésicule biliaire. Ils peuvent prendre
le chemin de l’appareil circulatoire et se
disperser dans les différents organes, comme
le foie sur lequel ils entraînent une nécrose.
Les symptômes de cette maladie sont perte
d’appétit, perte des couleurs et le
poisson se met à nager au fond du bac.
Maladie du velours :
Maladie qui se caractérise par l’apparition
d’une sorte de patine brillante sur le corps.
Le poisson devient très agité pendant
qu’il nage; il se gratte sur tout ce qu’il
peut trouver. La maladie du velours est provoquée
par un protozoaire. Le parasite se loge dans les
branchies et sur le corps des poissons. À
un stade avancé, le poisson donne l’impression
d’être couvert de poussière.
De minuscules points blanchâtres ou jaunâtres
s’observent sur l’épiderme et
sur le bord des écailles. Les symptômes
sont démangeaisons obligeant le poisson à
se frotter sur la pierre et le corail pour se gratter
et respiration précipitée. La maladie
du velours est très contagieuse.
Nécrose ou gangrène
des nageoires : Maladie assez fréquente
en bac, provoquée par des bactéries.
Les symptômes se caractérisent par
l’épaississement du bord des nageoires
qui deviennent opaques, puis les nageoires se désagrègent
tranquillement. Lorsque les nageoires sont complètement
détruites, généralement, le
poisson meurt. Cette maladie est très contagieuse
et s’attaque surtout aux poissons qui ont
de longues nageoires bien développées.
Pour éviter la maladie, les conditions de
l’eau et du bac ainsi que l’alimentation
doivent être impeccables.
Septicémie hémorragique
bactérienne : Cette forme d’infection
est provoquée par des bactéries. Elle
se retrouve principalement sur la peau, dans la
rate et dans les reins. Sur la peau, on la distingue
par de larges lésions hémorragiques
et par l’enflure de la peau due à l’accumulation
de liquides, suivies d’une ulcération
rapide, etc. Les autres symptômes rencontrés
sont l’amaigrissement, l’anémie
des branchies, l’atténuation ou l’obscurcissement
de la coloration.
Tuberculose :
Cette maladie est provoquée par une mycobactérie
présente de façon latente dans l’aquarium.
Les symptômes sont difficiles à détecter.
Il peut en résulter un amaigrissement, une
nage saccadée, la livrée décolorée,
une léthargie et un manque d’appétit.
Variole des poissons
ou variole de la carpe : Maladie probablement
d’origine virale, qui se manifeste par des
plaques verruqueuses en épaisseur, qui peuvent
apparaître presque partout sur le corps. Au
début, les plaques ont une couleur blanchâtre,
puis la couleur devient plus rosée. Au début,
de petits nodules blanchâtres se forment pour
s’agrandir et se rejoindre. Les risques de
contagion sont très minces.
Pour éviter les maladies, il faut maintenir
l’aquarium et ses accessoires propres, garder
les conditions de l’eau impeccables, bien oxygéner
l’eau, éviter de surpeupler l’aquarium,
fournir une alimentation saine, variée et doser
les portions de nourriture qu’on donne aux poissons.